Qu’est-ce que le speed golf et d’où vient-il ?
Le speed golf est une forme de golf où le résultat combine le nombre de coups et le temps mis pour jouer le parcours. Le joueur court entre ses coups, généralement en portant ses clubs, puis joue chaque balle selon les règles de golf et les conditions fixées par l’organisateur. Il faut donc aller vite sans transformer chaque approche ou chaque putt en coup précipité.
La différence avec une partie de golf classique tient surtout au chronomètre : le score ne dépend pas seulement des coups. À la différence du cross-country, l’objectif n’est pas de franchir une ligne d’arrivée le plus vite possible, mais de jouer un parcours avec précision tout en le parcourant à pied rapidement. Il ne s’agit pas non plus de golf en voiturette : les formats de speed golf demandent généralement au joueur de se déplacer par lui-même.
Les origines de la discipline sont souvent situées en Californie, aux États-Unis, en 1979, et attribuées au golfeur et coureur Steve Scott. Le speed golf est resté une pratique de niche. Un premier championnat du monde largement documenté a été organisé en 2012 à Bandon Dunes, dans l’Oregon. Les formats et les règles de compétition ont ensuite varié selon les organisateurs.
Comment se déroule une partie et comment calcule-t-on le score ?
Une partie se joue sur un parcours de golf, sur 9 ou 18 trous selon le format. Le joueur prend le départ, joue sa balle jusqu’au trou et court jusqu’à l’emplacement de son coup suivant. Le temps est chronométré selon le règlement de l’épreuve, qui précise notamment quand le chronomètre démarre et s’arrête.
Le calcul le plus courant additionne les coups et le temps exprimé en minutes. Par exemple, 80 coups et un temps de 50 minutes donnent un score de 130. Si le temps est mesuré à la seconde, le règlement indique comment convertir les secondes en fraction de minute. Le score le plus bas l’emporte. Les départages éventuels sont définis par l’organisateur.
Les règles de golf s’appliquent pour jouer la balle, prendre un dégagement ou compter une pénalité, sauf adaptations prévues par le règlement local. Les compétitions peuvent aussi limiter le nombre de clubs : une limite de sept est fréquente dans certains formats, mais elle n’est pas universelle. Le joueur doit vérifier avant le départ les règles de temps, les zones de sécurité, les pénalités et la procédure en cas de balle perdue.
La plupart des parties sont individuelles. Certaines rencontres proposent des équipes ou des formats sur un parcours raccourci, mais ces variantes dépendent de l’organisateur. Un parcours de 18 trous peut prendre environ 1 h 30 à 3 h ; le temps varie beaucoup avec la distance, le relief, la difficulté et l’expérience du joueur.
Quel équipement faut-il et quel budget prévoir ?
Le matériel doit permettre de courir sans gêner le geste de golf. Beaucoup de joueurs choisissent quelques clubs polyvalents, un sac léger ou un harnais et des chaussures confortables, adaptées aux conditions du parcours. Les tarifs ci-dessous sont indicatifs pour la France et varient selon la marque, l’état du matériel et la formule du club.
| Équipement ou dépense | Rôle | Fourchette indicative |
|---|---|---|
| Clubs de golf (jeu d’occasion ou réduit) | Jouer les coups du départ au green | 150 à 700 € |
| Sac léger, harnais ou support de portage | Transporter les clubs en courant | 30 à 150 € |
| Chaussures de course ou de golf adaptées | Assurer confort et adhérence sur l’herbe | 60 à 160 € |
| Balles et tees | Jouer les trous et replacer la balle au départ | 20 à 50 € par douzaine de balles ; quelques euros pour les tees |
| Gant et vêtements adaptés | Améliorer la prise et gérer météo ou transpiration | 15 à 100 € |
| Licence, accès au parcours et séances | Pratiquer et, selon l’offre, prendre des cours | Environ 300 à 1 200 € ou plus par an |
Un pratiquant qui possède déjà des clubs peut réduire la dépense de départ. Pour une pratique régulière, le budget annuel total peut se situer autour de 500 à 1 800 €, en incluant licence, accès au golf, matériel amorti et consommables. Les green fees à l’unité ou les abonnements peuvent faire fortement varier la facture.
Comment débuter le speed golf en France ?
Le plus simple est de commencer par apprendre le golf dans un club ou avec un enseignant, puis d’ajouter progressivement la course. Il faut savoir jouer les coups de base, respecter l’étiquette du parcours et garder le contrôle de sa balle avant d’essayer de gagner du temps. Une première séance peut se limiter à quelques trous, sans chercher à courir à pleine vitesse.
Il n’existe pas d’âge minimum universel propre au speed golf. À partir de 16 ans, un adolescent peut envisager une initiation si le parcours, l’encadrement et sa condition physique le permettent ; le golf classique peut s’apprendre plus tôt. Les adultes et les seniors peuvent aussi pratiquer en adaptant distance et intensité. En cas de problème de santé ou de reprise après une longue interruption, un avis médical est prudent avant les efforts soutenus.
En France, il faut rechercher un golf qui accepte la course sur son parcours et se renseigner auprès de la FFGolf ou des clubs locaux. La discipline étant peu répandue, tous les parcours n’autorisent pas le speed golf : circulation, sécurité, fréquentation et entretien du terrain imposent parfois des restrictions. Une licence de golf peut être demandée pour l’accès au club ou à une compétition, mais les conditions dépendent de la structure.
Le certificat médical et le questionnaire de santé ne suivent pas une règle unique applicable à toutes les situations. Les exigences peuvent différer selon l’âge, la licence, la compétition et le règlement du club. Il faut vérifier les formalités en vigueur auprès de la FFGolf et de l’organisateur avant de s’inscrire. Pour les premières séances, prévoir de l’eau, des chaussures déjà rodées et un parcours peu fréquenté ; marcher vite avant de courir aide à évaluer son allure.
Quels sont les bienfaits et les risques du speed golf ?
Le speed golf sollicite l’endurance cardiovasculaire, la vitesse de déplacement et la coordination entre course, choix du club et frappe. Il entraîne aussi la concentration : le joueur doit évaluer le terrain rapidement, préparer son prochain coup et gérer son effort sur plusieurs trous. Le cadre extérieur et la pratique en groupe peuvent contribuer au plaisir de jouer, mais le résultat dépend toujours de l’intensité réelle de la séance.
La dépense énergétique est élevée et très variable. Une estimation d’environ 8 MET peut servir de repère pour une pratique soutenue mêlant course et golf, mais ce n’est pas une mesure spécifique garantie : la vitesse, le relief, le poids du matériel et les pauses changent nettement l’effort. Ce chiffre ne permet pas à lui seul de prévoir une perte de poids.
Courir sur l’herbe, parfois en pente ou sur un sol humide, expose aux entorses et aux chutes. L’accumulation de courses et de gestes de frappe peut aussi surcharger les pieds, les mollets ou le dos, surtout si l’allure augmente trop vite. Pour limiter ces risques :
- faire un échauffement progressif avant de courir et de frapper ;
- choisir des chaussures adaptées au terrain et vérifier l’adhérence ;
- augmenter d’abord la durée, puis la vitesse, plutôt que les deux à la fois ;
- s’hydrater et ralentir par forte chaleur ou sur un parcours vallonné ;
- respecter les distances de sécurité et ne jamais courir vers une zone où un autre joueur frappe.
En cas de douleur persistante, de pathologie ou de doute sur sa capacité à fournir un effort intense, demander conseil à un professionnel de santé.
Quelle technique adopter pour courir et jouer efficacement ?
Pour progresser, il vaut mieux chercher une allure régulière et un jeu fiable que sprinter entre chaque coup. Un bon choix de club réduit les hésitations ; une balle en jeu évite les recherches longues et les coups de pénalité. Avant de partir, repérer les obstacles et décider d’une cible simple permet de ne pas perdre du temps à improviser.
Trois exercices sont utiles : jouer neuf trous en marchant vite pour connaître ses temps de parcours ; alterner un trou à allure modérée et un trou plus rapide en conservant une frappe contrôlée ; enfin, s’entraîner au putting après un effort léger pour apprendre à stabiliser sa respiration avant de viser. Comparer ensuite le score total, le nombre de coups et le temps aide à savoir où gagner sans se mettre en danger.
Les erreurs fréquentes sont de partir trop vite, de porter trop de clubs, de négliger l’échauffement ou de sacrifier la routine de frappe. La vitesse ne compense pas une mauvaise décision : une balle envoyée dans un obstacle peut coûter plus de temps qu’un coup de préparation prudent. Garder une routine courte — choisir la cible, prendre le club, se placer, jouer — aide à rester régulier. Sur un parcours fréquenté, la sécurité et la priorité aux autres joueurs passent avant le chronomètre.
Quelles compétitions existent et qui encadre le speed golf ?
Le speed golf n’est pas une discipline olympique et reste marginal en France. Des compétitions locales, nationales ou internationales peuvent être organisées par des clubs et des promoteurs d’événements ; leur présence et leur calendrier varient selon les années. Des championnats du monde ont notamment été organisés à partir de 2012, mais il ne faut pas supposer qu’un rendez-vous ou un champion en titre est reconduit chaque saison.
En France, la Fédération française de golf (FFGolf) est la fédération qui encadre le golf et gère notamment les licences fédérales. Le speed golf ne dispose pas d’un réseau de clubs aussi développé que le golf classique : chaque organisateur précise donc les conditions d’inscription, le parcours, le nombre de clubs, le chronométrage et les règles de sécurité. À l’international, l’International Speedgolf Alliance (ISGA) est associée à l’organisation et à la promotion de compétitions de la discipline. Les règlements pouvant varier, le document de l’épreuve fait foi pour les détails pratiques.
Lexique et vocabulaire : Speed golf
- Score speedgolf
- Résultat qui additionne le nombre de coups joués et le temps de parcours exprimé en minutes, selon les modalités de conversion précisées par le règlement.
- Départ
- Zone où le joueur commence un trou. La balle y est généralement posée sur un tee, et le premier coup doit être joué à l’intérieur de la zone définie.
- Fairway
- Partie courte et relativement dégagée du parcours, entre le départ et le green. Une balle qui y repose est souvent plus simple à jouer qu’une balle dans le rough.
- Rough
- Herbe plus haute située le long du fairway. Une balle qui s’y arrête est souvent plus difficile à repérer et à frapper, ce qui peut ralentir le joueur.
- Green
- Surface très tondue autour du trou, conçue pour le putting. Le joueur y fait rouler la balle avec un putter jusqu’à ce qu’elle tombe dans la cup.
- Putt
- Coup joué sur le green, ou à proximité, avec un putter afin de faire rouler la balle vers le trou. Le dosage de la distance est essentiel pour éviter les coups supplémentaires.
- Pénalité
- Coup ajouté au score lorsqu’une règle l’exige, par exemple dans certaines situations de balle perdue ou hors limites. La procédure exacte dépend des règles de golf et du règlement applicable.
- Hors limites
- Zone située à l’extérieur du parcours et signalée par les limites prévues. Une balle hors limites entraîne une pénalité et oblige généralement à rejouer depuis l’emplacement précédent.
- Routine de frappe
- Suite courte de gestes qui précède le coup : choisir une cible, sélectionner un club, se placer et jouer. En speed golf, une routine stable aide à éviter les hésitations sans compromettre la précision.
- Rythme de course
- Allure choisie pour se déplacer entre les coups. Un rythme régulier permet de préserver ses capacités de frappe et de concentration jusqu’aux derniers trous.
Speed golf : questions fréquentes
Faut-il déjà savoir jouer au golf pour essayer le speed golf ?
Il est préférable d’avoir les bases du golf avant d’ajouter la course : savoir frapper la balle, choisir un club et respecter les règles de sécurité du parcours. Un débutant peut découvrir la discipline avec un enseignant, sur quelques trous et à allure modérée. Courir immédiatement sur 18 trous risque de rendre l’apprentissage technique difficile et de fatiguer inutilement.
Combien de clubs peut-on emporter en speed golf ?
La limite dépend du règlement de l’épreuve. Certains formats de speed golf imposent un jeu réduit, par exemple sept clubs, pour alléger le portage et accélérer les décisions. D’autres peuvent appliquer une limite différente ou les règles habituelles du golf. Vérifiez toujours le règlement avant le départ, puis choisissez des clubs polyvalents plutôt que d’emporter du matériel inutilisé.
Peut-on jouer au speed golf avec une voiturette ou un caddie ?
Le principe habituel est de courir et de porter soi-même ses clubs, mais une épreuve peut prévoir des modalités particulières pour des raisons d’accessibilité ou d’organisation. Une voiturette modifierait le format classique et son temps de parcours ; elle n’est donc pas automatiquement autorisée. Demandez l’accord du club et consultez le règlement de l’événement avant de vous déplacer.
Le speed golf est-il adapté aux personnes qui reprennent le sport ?
Il peut être abordé progressivement, mais courir sur un parcours vallonné sollicite fortement le cœur, les jambes et les articulations. Une reprise par la marche rapide, des séances courtes et un parcours peu accidenté est plus prudente qu’un départ sur 18 trous à vive allure. En présence d’une pathologie, de douleurs ou d’une longue période d’inactivité, demandez un avis médical.
Comment améliorer son score sans courir plus vite ?
Réduire les coups perdus peut faire gagner du temps sans augmenter l’allure. Jouez vers une cible large, choisissez un club maîtrisé et évitez les tentatives risquées lorsque l’obstacle est proche. Une routine courte et constante limite les hésitations. Après la partie, comparez le temps et le nombre de coups : si les pénalités ou les recherches de balle dominent, travaillez d’abord ces points.
Le speed golf est-il pratiqué en compétition en France ?
Des événements ponctuels peuvent être proposés par des golfs ou des organisateurs, mais l’offre est beaucoup plus limitée que pour le golf classique. Les dates et les lieux ne forment pas nécessairement un circuit national stable. Renseignez-vous auprès des clubs et de la FFGolf, puis vérifiez les conditions d’accès, le chronométrage et les règles propres à l’épreuve.
Données indicatives (dépense énergétique calculée pour 70 kg à partir du MET, budgets moyens constatés en France). Les règlements, tarifs et calendriers évoluent : vérifiez auprès de la fédération ou de votre club. Une erreur ? Signalez-la — voir notre méthodologie.








