400 mètres

Quelles sont les règles détaillées du 400 mètres en athlétisme ?

Le 400 mètres se court d’un bout à l’autre dans le couloir attribué, mais son départ décalé peut donner l’impression que certains athlètes partent en avance. Les règles précisent aussi l’usage des starting-blocks, la détection des faux départs, le chronométrage et les particularités des courses en salle et du relais 4 × 400 mètres.

Mis à jour le 22 octobre 2026Lecture : 9 min
Départ d’un 400 mètres en couloirs décalés : les coureurs sont en starting-blocks sous le contrôle du starter.

À retenir

  • Le 400 mètres individuel se court dans le couloir attribué du départ jusqu’à l’arrivée.
  • Les starting-blocks sont obligatoires et le départ utilise les commandements « À vos marques » puis « Prêts ».
  • Le décalage des lignes de départ compense la longueur supérieure des couloirs extérieurs.
  • Le torse détermine l’arrivée, avec un chronométrage officiel au centième en mesure automatique.
  • En salle, le 400 mètres se court sur deux tours de 200 mètres, sans quitter son couloir.
  • Au relais 4 × 400 mètres, le témoin se transmet dans une zone de 20 mètres et le deuxième relayeur ne se rabat qu’après la ligne prévue.

Quelles sont les règles générales du 400 mètres ?

Le 400 mètres individuel se court en une fois autour de la piste, sans quitter le couloir attribué. En plein air, une piste standard mesure 400 mètres au couloir 1 ; les autres couloirs sont plus longs, ce qui explique le décalage des lignes de départ. La distance réglementaire n’est donc pas obtenue en partant sur une ligne commune.

Les règles de compétition s’appuient sur les règlements techniques de World Athletics, appliqués en France dans le cadre des compétitions de la Fédération française d’athlétisme (FFA). Le règlement précis d’une épreuve peut toutefois comporter des dispositions adaptées à la catégorie d’âge ou au niveau de la compétition. Pour un athlète, les points à retenir sont simples : partir au signal, rester dans son couloir et franchir la ligne d’arrivée sans gêner un autre coureur.

Sur une piste en plein air, un couloir réglementaire mesure 1,22 mètre de large, ligne de délimitation comprise, avec une tolérance technique de 1 cm. Le couloir 1 est mesuré à 30 cm de la bordure intérieure lorsqu’elle existe. Ces mesures permettent de définir la trajectoire de référence ; elles ne signifient pas que l’athlète doit courir au ras de la ligne intérieure.

Comment se déroule le départ du 400 mètres ?

Le départ s’effectue depuis les starting-blocks, avec un signal donné par le starter après deux commandements. Chaque athlète doit se placer derrière sa ligne de départ, dans le couloir qui lui a été attribué.

Quels sont les commandements et la position à adopter ?

Pour un 400 mètres, le starter annonce « À vos marques », puis « Prêts ». Le coup de pistolet ou le signal électronique indique ensuite le départ. Après le premier commandement, le coureur s’installe dans ses blocs, place ses mains derrière la ligne et garde les deux pieds en contact avec les plaques. Au signal « Prêts », il relève le bassin et immobilise sa position finale, mains au sol et pieds toujours contre les plaques.

Le départ n’est donné que lorsque les athlètes sont immobiles et que le starter les juge prêts. Un coureur qui a besoin de modifier sa position doit le faire avant le signal et sans perturber les autres. Bouger après s’être stabilisé, se redresser ou quitter les blocs avant le coup de pistolet peut conduire le starter à rappeler la course et à faire appliquer la règle du faux départ.

Les starting-blocks sont-ils obligatoires ?

Oui. Les blocs sont obligatoires dans les courses jusqu’à 400 mètres inclus, ainsi que pour le premier relayeur de certaines courses de relais, dont le 4 × 400 mètres. Ils doivent être installés dans le couloir et ne pas empiéter sur la ligne de départ ni sur le couloir voisin. En compétition, les blocs fournis par l’organisateur ou le matériel personnel autorisé doivent être conformes aux règles en vigueur.

Les blocs servent à caler les pieds : ils ne doivent pas procurer une assistance mécanique supplémentaire. Pour un départ réglementaire, l’athlète place chaque plaque selon sa position, teste son appui avant les commandements, puis évite tout mouvement une fois la position « Prêts » atteinte. Le réglage des blocs relève du confort et de la préparation individuelle ; il ne modifie pas les exigences du départ.

Qu’est-ce qu’un faux départ au 400 mètres ?

Un faux départ est imputé à l’athlète qui commence son mouvement de départ avant le signal. Dans une course ordinaire, l’athlète responsable est disqualifié : il n’y a pas de faux départ autorisé pour chaque coureur. Le starter peut rappeler la course lorsqu’un incident rend le départ irrégulier ; la responsabilité est déterminée par les officiels, et non par le seul fait d’avoir bougé après un rappel.

Quand un système de détection est utilisé avec les blocs, un temps de réaction inférieur à 0,100 seconde est un indicateur réglementaire de faux départ. Il aide les officiels à établir si le mouvement a précédé le signal ; ce chiffre n’est pas une consigne de réaction que le coureur pourrait chercher à atteindre. Les règles des épreuves combinées prévoient un régime particulier de sanctions, distinct de celui d’un 400 mètres individuel classique.

Pourquoi les départs du 400 mètres sont-ils décalés ?

Les départs sont décalés pour que chaque athlète parcoure la même distance, bien que les couloirs extérieurs aient des courbes plus longues. Plus le couloir est éloigné du centre de la piste, plus sa ligne de départ est avancée. L’impression visuelle d’un départ « en avance » est donc normale : les marques sont calculées en fonction de la géométrie de la piste.

Sur une piste de 400 mètres, les décalages ne se réduisent pas à une distance identique entre toutes les lignes tracées sur le sol : ils dépendent de la mesure de chaque couloir et des courbes de l’installation. Les officiels utilisent les marques homologuées correspondant au 400 mètres. Un coureur ne doit donc jamais tenter de rejoindre une ligne de départ plus en arrière ou de compenser lui-même l’écart.

Peut-on se rabattre vers le couloir intérieur ?

Non. En 400 mètres individuel, chaque athlète court dans son couloir du départ jusqu’à l’arrivée. Il n’existe pas de ligne de rabattement autorisant les coureurs à rejoindre le couloir 1, contrairement à certaines courses plus longues. Le décalage de départ égalise la distance ; il ne donne pas le droit de couper la piste ensuite.

En pratique, le coureur doit surveiller la limite intérieure de son couloir, surtout dans les virages, où la trajectoire peut inciter à se rapprocher du bord. La ligne qui marque le bord intérieur ne doit pas être franchie pour gagner du terrain. Une foulée qui déborde vers un autre couloir peut aussi gêner un concurrent et entraîner une sanction.

Comment sont contrôlés le couloir et l’arrivée ?

Les juges et les arbitres vérifient que les coureurs respectent leur couloir et ne gênent pas leurs adversaires. La caméra de photo-finish permet de départager les arrivées serrées, tandis que le chronométrage établit le temps officiel à partir du signal de départ.

Que se passe-t-il si un coureur mord une ligne ?

Un coureur qui sort de son couloir, ou qui franchit la limite intérieure de celui-ci, risque la disqualification. Les lignes de couloir ne doivent pas être considérées comme des zones où l’on peut se décaler pour raccourcir la distance. Le détail de l’infraction et son effet sur la course sont appréciés par les officiels, notamment si un contact ou une contrainte extérieure est en cause.

Une exception peut s’appliquer si un athlète est poussé ou contraint par une autre personne à sortir de son couloir, à condition qu’il ne tire aucun avantage matériel et ne gêne pas un autre coureur. Cette situation n’autorise pas à couper volontairement : l’arbitre apprécie les circonstances. Un athlète qui quitte volontairement la piste ne peut pas simplement y revenir pour poursuivre sa course.

Quel est le critère officiel pour franchir la ligne ?

C’est le torse qui détermine l’arrivée, et non la tête, les bras, les mains ou les jambes. Le temps est enregistré lorsque le torse atteint le plan vertical de la ligne d’arrivée. Se pencher en avant peut donc influencer le classement si les torses sont très proches ; tendre une main ou un pied ne permet pas de franchir la ligne plus tôt au sens réglementaire.

Dans les grandes compétitions, le chronométrage entièrement automatique est déclenché par le signal de départ et associé à une caméra de photo-finish alignée sur la ligne. Le temps est établi au centième de seconde. Le classement est décidé selon l’ordre de passage des torses, même si plusieurs coureurs affichent le même temps arrondi.

Comment le temps est-il arrondi ?

Avec un chronométrage entièrement automatique, les temps sont lus au centième et arrondis au centième supérieur si la mesure comporte des fractions supplémentaires : un temps de 45,201 secondes devient ainsi 45,21 secondes. Avec un chronométrage manuel, le temps d’un 400 mètres est arrondi au dixième supérieur : 45,21 secondes devient 45,3 secondes. Les deux méthodes ne sont donc pas interchangeables pour comparer des performances.

Situation Règle à retenir
Chronométrage automatique Temps au centième de seconde, arrondi au centième supérieur si nécessaire
Chronométrage manuel Temps au dixième de seconde, arrondi au dixième supérieur
Décision à l’arrivée Le torse détermine le franchissement de la ligne
Départ du temps Le signal du starter, et non le premier mouvement du coureur

Quelles sont les causes possibles de disqualification ?

Les causes les plus fréquentes au 400 mètres sont le faux départ, la sortie de couloir et la gêne d’un autre athlète. Les officiels peuvent aussi sanctionner un comportement contraire aux règles de la compétition. Une disqualification ne découle pas automatiquement de toute maladresse : l’arbitre examine l’infraction et, lorsque le règlement le prévoit, ses conséquences sur les autres concurrents.

Les situations à connaître sont les suivantes :

  • Faux départ : le coureur commence son départ avant le signal et en est tenu responsable.
  • Sortie de couloir : il coupe vers l’intérieur ou quitte son couloir de façon irrégulière.
  • Gêne ou obstruction : il bloque, pousse ou entrave un concurrent, volontairement ou non.
  • Abandon de la piste : il quitte volontairement la zone de course puis cherche à reprendre l’épreuve.
  • Comportement antisportif : il ne respecte pas les instructions des officiels ou perturbe délibérément la compétition.

Un contact n’entraîne pas systématiquement une sanction : il faut tenir compte de son origine, de l’avantage éventuel et de la gêne causée. À l’inverse, une infraction sans contact peut suffire à disqualifier un athlète, par exemple un départ anticipé. En cas de décision contestée, le jury de l’épreuve statue selon la procédure prévue par le règlement de la compétition.

Quelles différences entre le 400 mètres en plein air et en salle ?

Le principe reste le même dans les deux cas : le 400 mètres se court en couloir, avec un départ décalé et des starting-blocks. La différence majeure est la longueur de la piste : l’épreuve en salle se dispute sur un anneau standard de 200 mètres et comprend donc deux tours.

Point comparé Plein air Salle
Longueur de l’anneau standard 400 m 200 m
Nombre de tours pour un 400 m Un tour Deux tours
Départ Décalé selon le couloir Décalé selon le couloir
Respect du couloir Jusqu’à l’arrivée Jusqu’à l’arrivée
Courbes Généralement plus ouvertes Souvent plus serrées, parfois relevées

En salle, l’anneau comporte généralement moins de couloirs qu’une grande piste extérieure et les virages sont plus serrés. Les coureurs restent néanmoins dans leur couloir pendant toute l’épreuve de 400 mètres : ils ne se rabattent pas après le premier tour. Les marques de départ et de passage sont adaptées à la piste concernée ; il ne faut pas transposer les repères d’un anneau extérieur.

Les virages relevés, lorsqu’ils existent, modifient les sensations d’appui, mais pas le principe réglementaire du couloir. L’athlète doit suivre les limites tracées et les instructions des officiels. Les règles de chronométrage, de faux départ et de détermination de l’arrivée au torse sont les mêmes dans les deux formats.

Quelles règles particulières s’appliquent au relais 4 × 400 mètres ?

Le relais ajoute le témoin, une zone de transmission et des règles d’organisation des équipes. Dans un 4 × 400 mètres, le premier relayeur utilise les blocs et court l’intégralité de son parcours dans son couloir. Le témoin doit être transmis de main à main dans la zone de transmission réglementaire de 20 mètres.

Où doit avoir lieu la transmission du témoin ?

La transmission doit être réalisée dans la zone indiquée par les marques de la piste ; c’est la position du témoin, et non celle des deux coureurs, qui sert à juger si elle a eu lieu à l’intérieur de la zone. Le relayeur qui reçoit le témoin peut accélérer dans cette zone, mais le passage ne peut pas commencer ou s’achever hors de ses limites réglementaires.

Le témoin se porte à la main et ne peut pas être lancé à son partenaire. Si le témoin tombe, le coureur qui l’a échappé doit le récupérer. Il doit le faire sans raccourcir la distance et sans gêner un autre concurrent. Les coéquipiers doivent également éviter d’entraver les équipes voisines pendant leur attente ou après la transmission.

Quand le deuxième relayeur peut-il quitter son couloir ?

Au 4 × 400 mètres, le premier relayeur reste dans son couloir pendant son tour. Le deuxième commence lui aussi dans le couloir attribué, puis peut rejoindre le couloir intérieur après la ligne de rabattement située à la sortie du premier virage. Avant cette marque, il doit garder sa place dans son couloir ; se rabattre plus tôt peut provoquer une disqualification.

Les relayeurs suivants se préparent dans l’ordre défini par les officiels, en fonction de la position des équipes sur la piste. Cette organisation réduit les risques de collision lors des transmissions. Les changements de couloir autorisés au relais ne s’appliquent pas au 400 mètres individuel : c’est une différence essentielle entre les deux formats.

Questions fréquentes

Peut-on changer de couloir pendant un 400 mètres individuel ?

Non. En 400 mètres individuel, chaque athlète doit rester dans le couloir qui lui a été attribué pendant toute la course. Il n’y a pas de ligne de rabattement permettant de rejoindre le couloir intérieur. Une sortie irrégulière du couloir peut entraîner une disqualification, sauf circonstances exceptionnelles appréciées par l’arbitre.

Pourquoi les coureurs du 400 mètres ne partent-ils pas sur la même ligne ?

Les couloirs extérieurs ont des courbes plus longues que les couloirs intérieurs. Les lignes de départ sont donc décalées vers l’avant au fur et à mesure que l’on s’éloigne du centre de la piste. Ce décalage compense la longueur supplémentaire et permet à chaque athlète de parcourir la même distance réglementaire.

Combien de faux départs sont autorisés au 400 mètres ?

Dans un 400 mètres individuel ordinaire, aucun faux départ n’est autorisé : l’athlète jugé responsable est disqualifié. Les officiels peuvent rappeler la course si le départ est perturbé, puis déterminent qui en est responsable. Les épreuves combinées relèvent d’un régime particulier de sanctions.

Quelle partie du corps compte pour l’arrivée au 400 mètres ?

Le classement est établi selon le moment où le torse atteint le plan vertical de la ligne d’arrivée. La tête, les bras, les mains et les jambes ne déterminent pas le franchissement. C’est pourquoi se pencher avec le torse peut compter dans une arrivée serrée, alors que tendre la main ne suffit pas.

Le 400 mètres en salle se court-il dans les couloirs pendant toute la course ?

Oui. Dans une épreuve réglementaire de 400 mètres en salle, les coureurs restent dans leur couloir jusqu’à l’arrivée. Comme l’anneau standard mesure 200 mètres, ils effectuent deux tours. Le départ est décalé pour compenser la longueur des couloirs et les marques sont propres à la piste.

Cette page fait partie de notre dossier complet sur 400 mètres. Informations indicatives : règlements et tarifs évoluent, vérifiez auprès de la fédération ou de votre club. Une erreur ? Signalez-la.