Brasse

Quelles sont les règles détaillées de la brasse en compétition ?

En compétition, la brasse est encadrée par des règles précises sur la position du corps, la coordination des bras et des jambes, la coulée et les touches au mur. Une seule ondulation de dauphin est tolérée après le départ et chaque virage ; le reste de la course doit respecter le cycle réglementaire. Voici comment distinguer un geste légal d’une faute.

Mis à jour le 22 octobre 2026Lecture : 9 min
Nageur de brasse sous l’eau après le départ, bras tendus et jambes regroupées avant le premier coup de jambes réglementaire.

À retenir

  • La règle SW 7 de World Aquatics encadre les mouvements de brasse en compétition, y compris les départs, les virages et l’arrivée.
  • Après le départ et chaque virage, une seule ondulation de dauphin est permise pendant la première traction de bras.
  • La tête doit émerger avant que les mains ne tournent vers l’intérieur lors de la deuxième traction après la coulée.
  • Les bras et les jambes doivent agir simultanément ; les jambes alternées, les ciseaux et les ondulations répétées sont interdits.
  • Au virage comme à l’arrivée, les deux mains doivent toucher le mur simultanément et séparées.

Quelles règles s’appliquent à la brasse en natation de compétition ?

Les règles de la brasse sont définies par la règle SW 7 de World Aquatics, appliquée dans les compétitions françaises organisées sous l’égide de la Fédération française de natation (FFN). Elles encadrent notamment la position du corps, la simultanéité des mouvements, les phases sous l’eau et les touches au mur. Elles s’appliquent quelle que soit la longueur du bassin.

La règle ne se résume pas à « nager sur le ventre » : les bras et les jambes doivent suivre une coordination déterminée, et les virages comme l’arrivée obéissent à des exigences spécifiques. Le tableau ci-dessous distingue les obligations principales des idées reçues.

Phase Exigence réglementaire essentielle Ce qui n’est pas exigé
Course Corps sur la poitrine ; mouvements simultanés des bras et des jambes Garder la tête hors de l’eau en permanence
Après le départ et les virages Une traction initiale complète des bras est permise ; une ondulation de dauphin est autorisée sous conditions Sortir à 15 m, limite qui ne s’applique pas à la brasse
Virage et arrivée Toucher le mur simultanément avec les deux mains, séparées Toucher les mains à la même hauteur

Il n’existe pas de distance maximale de coulée propre à la brasse comparable à la limite de 15 m utilisée dans certaines autres nages. En revanche, la règle impose un repère précis pour la remontée de la tête après la traction initiale. Une longueur de bassin de 25 ou 50 m ne modifie pas ces exigences.

Que signifie « nager sur la poitrine » ?

Le nageur doit rester sur la poitrine à partir du début du premier mouvement de bras après le départ, puis tout au long de la course. Il ne peut pas rouler sur le dos pour prolonger une poussée ou faciliter un virage. Après avoir touché le mur au virage, il peut pivoter de la manière de son choix, mais doit être sur la poitrine lorsqu’il quitte le mur.

Comment prendre le départ en brasse sans commettre de faute ?

Le départ de brasse s’effectue depuis le plot, comme pour les nages qui utilisent un départ plongé. Au commandement de départ, le nageur peut plonger et commencer sa coulée ; les règles propres à la brasse gouvernent ensuite sa première traction et ses premiers mouvements de jambes.

Au signal « À vos marques », le nageur prend sa position de départ avec au moins un pied placé à l’avant du plot. Il doit rester immobile jusqu’au signal de départ. Partir avant ce signal peut entraîner une disqualification. Les modalités pratiques du départ sont celles du règlement général de natation, et non une règle particulière de la brasse.

Que faire juste après l’entrée dans l’eau ?

Le nageur peut rester sous l’eau après son plongeon. Il engage ensuite une première traction de bras, qui peut aller complètement vers l’arrière jusqu’aux jambes : c’est une exception à la règle habituelle qui interdit de ramener les mains au-delà de la ligne des hanches. Une seule ondulation de dauphin est autorisée pendant ce premier mouvement de bras, avant le premier coup de jambes de brasse.

Cette exception ne permet pas de multiplier les mouvements sous l’eau. Le nageur doit organiser la séquence dans l’ordre prévu : traction initiale des bras, éventuelle ondulation unique, puis coup de jambes de brasse. Une deuxième ondulation de dauphin, ou une ondulation utilisée plus tard dans la longueur, est interdite.

Quelle coulée est autorisée après le départ et après un virage ?

Après le départ et chaque virage, une traction complète des bras jusqu’aux jambes et une seule ondulation de dauphin sont autorisées. La tête doit ensuite émerger avant que les mains ne commencent leur mouvement vers l’intérieur, au point le plus large de la deuxième traction de bras.

Le contrôle de la tête ne se fait donc pas à une distance fixe du mur, mais par rapport au cycle de bras. Le nageur peut effectuer la première traction entièrement sous l’eau. Toutefois, lors de la deuxième traction, un point quelconque de la tête doit avoir rompu la surface avant que les mains ne tournent vers l’intérieur à leur écart maximal. Il n’est pas nécessaire de sortir toute la tête ni de respirer à cet instant.

L’ondulation de dauphin est-elle toujours permise ?

Non. Elle est permise une seule fois pendant le premier mouvement de bras qui suit le départ ou un virage, puis le nageur reprend les jambes de brasse. Elle ne doit pas devenir un battement de dauphin répété sous l’eau. Une ondulation vers le bas effectuée en dehors de cette exception constitue une faute, même si elle est discrète ou si elle aide peu à avancer.

Les pieds peuvent traverser la surface de l’eau pendant un mouvement de jambes, à condition que ce geste ne soit pas suivi d’un battement de dauphin vers le bas. Il faut donc distinguer la simple sortie des pieds — autorisée — d’une propulsion interdite par une ondulation supplémentaire.

Comment reconnaître un cycle de brasse conforme ?

Un cycle ordinaire comprend un mouvement de bras suivi d’un coup de jambes, sans alternance. Les deux bras bougent simultanément dans le même plan horizontal ; les deux jambes travaillent également ensemble dans le même plan, sans mouvement alterné.

Le mouvement des bras commence devant le corps. Les mains s’écartent pour la traction, puis reviennent vers l’avant ensemble, depuis la poitrine, sous l’eau, à la surface ou au-dessus. Lors des cycles ordinaires, les mains ne sont pas ramenées derrière la ligne des hanches. Les coudes restent sous l’eau, sauf au dernier mouvement de bras avant un virage, pendant le virage et au dernier mouvement avant l’arrivée.

Quelles sont les exigences pour le coup de jambes ?

Pendant la phase propulsive, les pieds doivent être tournés vers l’extérieur. Les jambes se replient, les pieds s’orientent en dehors, puis poussent en arc de cercle avant de se rejoindre en extension. Le règlement ne demande pas une amplitude particulière ni une position précise des genoux ; il interdit en revanche les actions qui ne correspondent pas à un coup de jambes simultané de brasse.

Un battement de ciseaux, un battement alterné de jambes ou un battement de dauphin ordinaire est interdit. La faute peut être visible dans la propulsion elle-même : par exemple, une jambe pousse pendant que l’autre récupère, ou les pieds se déplacent successivement au lieu de travailler ensemble. Le simple fait que les pieds soient proches l’un de l’autre ne suffit pas à rendre un mouvement légal : leur action doit rester simultanée et les pieds doivent être orientés vers l’extérieur pendant la poussée.

À chaque cycle complet, une partie de la tête doit rompre la surface de l’eau. Cette obligation n’impose pas une respiration à chaque cycle, mais elle interdit de rester entièrement immergé au fil des mouvements ordinaires.

Comment effectuer un virage de brasse réglementaire ?

Pour virer, le nageur doit toucher le mur avec les deux mains simultanément et séparées. Le contact peut se faire au niveau de l’eau, au-dessus ou sous la surface ; les mains n’ont pas à être à la même hauteur, mais elles ne doivent pas se toucher de façon à ne former qu’un contact superposé.

Après cette touche réglementaire, le nageur peut tourner comme il le souhaite. Il peut, par exemple, replier les jambes et pivoter rapidement : le règlement n’impose pas une rotation précise. La condition déterminante est de repartir du mur sur la poitrine. Une poussée en position dorsale, même suivie d’une rotation sous l’eau, n’est pas conforme.

Après la poussée, le nageur peut effectuer la séquence de coulée autorisée : une traction complète des bras et une seule ondulation de dauphin au maximum. Il doit respecter le repère de remontée de la tête avant le mouvement vers l’intérieur de la deuxième traction, comme après le départ. Un nageur qui arrive au mur en brasse, mais touche d’une seule main, commet donc une faute même si son virage est rapide et sa reprise de nage correcte.

Comment toucher le mur à l’arrivée ?

À l’arrivée, le nageur doit toucher le mur avec les deux mains séparées et simultanément, au-dessus, au niveau ou sous l’eau. Une touche d’une seule main, ou une main qui atteint le mur nettement avant l’autre, ne satisfait pas à la règle.

Le dernier mouvement de bras peut ne pas être suivi d’un coup de jambes. Cette exception permet de finir par une traction et de toucher le mur sans ajouter un dernier coup de pieds. Elle ne permet pas d’effectuer une série de mouvements supplémentaires ni de changer la règle du contact à deux mains.

La tête peut être sous l’eau après la dernière traction de bras avant le contact, à condition qu’elle ait émergé à un moment de la dernière séquence complète ou incomplète précédant la touche. Ainsi, elle n’a pas besoin de ressortir juste avant de toucher le mur. En revanche, le nageur doit avoir respecté l’obligation de surface au cours de cette séquence finale.

Quelles fautes de brasse entraînent le plus souvent une disqualification ?

Les fautes les plus fréquentes portent sur la simultanéité, la direction des jambes, la sortie de la tête après la coulée et les contacts au mur. Une disqualification peut être prononcée dès qu’un officiel observe une infraction au règlement ; le nageur n’a pas besoin d’en tirer un avantage manifeste.

Situation observée Conforme ? Pourquoi ?
Une seule ondulation de dauphin pendant la première traction après le départ Oui C’est l’exception autorisée ; elle ne peut pas être répétée dans la longueur.
La tête reste sous l’eau jusqu’après le début du mouvement vers l’intérieur lors de la deuxième traction Non Elle devait avoir rompu la surface avant ce repère.
Les deux mains touchent le mur en même temps, à des hauteurs différentes Oui Le règlement demande une touche simultanée et séparée, pas une hauteur identique.
Une main touche avant l’autre au virage Non Les deux mains doivent toucher simultanément.
Un pied pousse avant l’autre pendant le coup de jambes Non Les mouvements de jambes doivent être simultanés et non alternés.
Les pieds sortent de l’eau sans battement de dauphin vers le bas Oui La sortie des pieds, à elle seule, est autorisée.

Une erreur d’interprétation fréquente consiste à croire qu’une brasse est valide dès lors que le nageur garde le ventre vers le bas. La position du corps ne suffit pas : une traction alternée, un coup de jambes en ciseaux ou une touche à une main restent des fautes. À l’inverse, une tête momentanément immergée après la dernière traction avant l’arrivée n’est pas automatiquement irrégulière si la condition de surface au cours de la dernière séquence est remplie.

Comment vérifier sa brasse avant une compétition ?

Pour contrôler sa conformité, il est utile d’examiner séparément le départ, une séquence de nage, un virage et l’arrivée. Une vidéo prise de côté permet notamment de repérer si la tête émerge assez tôt après la coulée et si les pieds poussent ensemble ; une vue de face rend plus visibles les mouvements alternés et les touches à une main.

Avant une course, retenez ces quatre vérifications simples :

  • après le départ et chaque virage, ne pas répéter l’ondulation de dauphin ;
  • lors de la deuxième traction suivant la coulée, faire émerger la tête avant que les mains ne tournent vers l’intérieur ;
  • pendant les cycles ordinaires, coordonner une action de bras puis un coup de jambes simultané ;
  • au virage et à l’arrivée, toucher le mur avec les deux mains en même temps et séparées.

Ces repères servent à comprendre le règlement, pas à remplacer le jugement des officiels. En cas de doute sur une disqualification, le nageur ou son encadrement peut demander les motifs communiqués par l’arbitrage et suivre la procédure de réclamation prévue par le règlement de la compétition.

Questions fréquentes

La brasse impose-t-elle de sortir la tête de l’eau à chaque mouvement ?

À chaque cycle complet, une partie de la tête doit rompre la surface. Après le départ et un virage, la première traction peut se dérouler sous l’eau. La tête doit toutefois émerger avant que les mains ne commencent à tourner vers l’intérieur au point le plus large de la deuxième traction.

Peut-on faire un battement de dauphin en brasse de compétition ?

Une seule ondulation de dauphin est autorisée pendant le premier mouvement de bras après le départ et après chaque virage. Elle doit être suivie du coup de jambes de brasse. Les ondulations répétées et le battement de dauphin pendant les cycles ordinaires sont interdits.

Faut-il toucher le mur avec les deux mains à la même hauteur ?

Non. Au virage comme à l’arrivée, les deux mains doivent toucher le mur simultanément et être séparées, mais elles peuvent être à des hauteurs différentes ou sous la surface. Si une main touche avant l’autre, même de peu, la touche ne respecte pas la règle de brasse.

La coulée de brasse est-elle limitée à 15 mètres ?

Non, la limite de 15 m ne s’applique pas à la brasse. La règle impose plutôt un repère lié au mouvement des bras : après la traction initiale suivant le départ ou un virage, la tête doit émerger avant le mouvement vers l’intérieur de la deuxième traction.

Cette page fait partie de notre dossier complet sur Brasse. Informations indicatives : règlements et tarifs évoluent, vérifiez auprès de la fédération ou de votre club. Une erreur ? Signalez-la.