Papillon

Quelles sont les règles détaillées du papillon en compétition ?

En compétition, le papillon impose des exigences précises au départ, sous l’eau, pendant la nage et au contact du mur. La règle la plus visible est la simultanéité des bras et des jambes, mais une coulée trop longue ou une touche à une main peut aussi entraîner une disqualification. Voici comment appliquer ces règles en bassin de 25 ou de 50 mètres.

Mis à jour le 22 octobre 2026Lecture : 8 min
Nageur de papillon touchant le mur avec les deux mains séparées et simultanément lors d’un virage en compétition.

À retenir

  • Après le départ et chaque virage, la tête doit émerger au plus tard à 15 mètres du mur.
  • Les deux bras agissent simultanément et les jambes ne doivent jamais effectuer de battements alternés ou de brasse.
  • À chaque virage et à l’arrivée, les deux mains touchent le mur séparées et au même moment.
  • Le nageur peut réaliser un ou plusieurs battements de jambes et un seul mouvement de bras sous l’eau après le départ ou une poussée.
  • Les règles sont identiques en bassin de 25 et de 50 mètres ; seul le nombre de virages change.

Quel règlement définit les règles du papillon en compétition ?

Les règles techniques du papillon sont codifiées par World Aquatics dans la règle SW 8, appliquée aux compétitions relevant de la Fédération française de natation selon le règlement en vigueur. Elles concernent la position du corps, les mouvements des bras et des jambes, la nage sous-marine ainsi que les contacts au mur. Elles ne prescrivent pas une technique de nage unique : elles fixent les gestes autorisés et ceux qui peuvent entraîner une disqualification.

Quelles distances sont nagées en papillon ?

En piscine, les épreuves de papillon se disputent couramment sur 50, 100 ou 200 mètres. Les obligations techniques restent les mêmes quelle que soit la distance. Ce qui change d’une course à l’autre, c’est le nombre de virages et donc le nombre de départs de coulée après le départ initial.

Le nageur doit conserver une position sur la poitrine à partir du début du premier mouvement de bras après le départ, puis après chaque virage. Il peut rouler sur le côté, mais ne peut pas nager sur le dos, sauf pendant l’action de virage après avoir touché le mur. Les autres règles importantes se vérifient à chaque longueur, pas seulement au moment où le nageur est le plus visible depuis le bord.

Comment prendre le départ d’une course de papillon ?

Le départ du papillon se prend depuis le plot, comme les départs de nage libre et de brasse : le nageur s’élance vers l’avant au signal. Il ne s’agit pas d’un départ dans l’eau, réservé au dos.

Quelle position adopter avant le signal ?

Le nageur prend place sur le plot et doit avoir au moins un pied à l’avant de celui-ci. Sa position peut varier : départ classique, départ « en piste » ou autre position stable, à condition de respecter les consignes du starter et de rester immobile au signal de départ. Le règlement n’impose pas une posture unique des mains.

Partir avant le signal peut entraîner une disqualification pour faux départ. Si le signal a déjà retenti avant que la décision soit annoncée, la course peut se poursuivre et la disqualification être prononcée ensuite, conformément à la procédure de départ applicable. Un nageur ne doit donc pas confondre le mouvement préparatoire du starter avec le signal officiel.

Que peut-on faire sous l’eau après le plongeon ?

Après l’entrée dans l’eau, le nageur peut effectuer un ou plusieurs battements simultanés des jambes et un seul mouvement de bras sous l’eau. Ce mouvement de bras doit l’amener vers la surface. La phase entièrement immergée est autorisée jusqu’à 15 mètres au maximum depuis le mur de départ ; la tête doit avoir percé la surface au plus tard à cette distance.

Le nageur peut remonter avant les 15 mètres : cette limite est un maximum, pas une distance obligatoire à parcourir sous l’eau. Après avoir émergé, il poursuit sa course à la surface jusqu’au prochain virage ou jusqu’à l’arrivée. Une deuxième longue phase entièrement immergée au milieu d’une longueur n’est donc pas autorisée.

Jusqu’où peut-on nager sous l’eau après un virage ?

Après chaque virage, la même limite s’applique : le nageur peut rester entièrement immergé sur 15 mètres au maximum, puis sa tête doit avoir percé la surface. La distance se mesure à partir du mur qu’il vient de quitter.

Quels mouvements sont permis pendant la coulée ?

Après la poussée, le nageur peut réaliser un ou plusieurs battements de jambes simultanés et un mouvement de bras sous l’eau. Ce mouvement de bras est unique : il ne peut pas enchaîner plusieurs cycles complets de bras avant de faire surface. La tête doit émerger avant ou au niveau de la limite des 15 mètres, pas après.

Le règlement ne demande pas de parcourir exactement 15 mètres sous l’eau et ne fixe pas de durée maximale en secondes. Il fixe une distance. Un nageur peut ainsi remonter après quelques mètres si cela correspond à sa course. En revanche, rester immergé au-delà des 15 mètres, même brièvement, constitue une faute technique.

Les 15 mètres s’appliquent-ils aussi après le dernier virage ?

Oui. Chaque départ de mur ouvre une nouvelle phase sous-marine autorisée, y compris après le dernier virage avant l’arrivée. La limite ne s’applique pas à l’arrivée comme à une nouvelle coulée : le nageur doit simplement terminer la course par une touche réglementaire au mur. Les officiels surveillent particulièrement le moment où la tête franchit la surface, qui est le critère déterminant.

Que signifie la simultanéité des bras et des jambes au papillon ?

La règle exige des mouvements simultanés, mais elle ne dicte pas un nombre fixe de battements par cycle de bras. Les deux bras doivent agir ensemble et les jambes ne peuvent pas battre alternativement.

Comment les bras doivent-ils passer dans l’eau ?

Pendant la nage, les deux bras sont ramenés ensemble vers l’avant au-dessus de l’eau, puis poussés vers l’arrière simultanément. Un bras qui récupère pendant que l’autre tire sous l’eau n’est pas conforme au papillon. Cette règle s’applique à toute la course, après la première action de bras suivant le départ et après chaque virage.

Le règlement ne demande pas que les deux mains soient jointes pendant la récupération. Il demande que les mouvements des bras soient coordonnés et simultanés. À distinguer de la touche au mur : à cet endroit, les mains doivent être séparées au moment du contact.

Les deux pieds doivent-ils être exactement à la même hauteur ?

Non. Les mouvements ascendants et descendants des jambes doivent être simultanés, mais les pieds n’ont pas à se trouver exactement au même niveau. Ce qui est interdit, c’est le battement alterné, comparable à celui du crawl, ou un mouvement de jambes de brasse. Le règlement ne fixe pas non plus un nombre obligatoire de battements par cycle de bras.

En pratique, les officiels observent surtout la nature du mouvement : les jambes agissent ensemble, sans coup de ciseaux ni fouetté de brasse. Un léger décalage de hauteur entre les pieds n’est pas, à lui seul, une faute. Pour un nageur qui veut travailler sa coordination, le point de contrôle utile est de vérifier que les deux jambes montent et descendent ensemble, plutôt que de chercher une symétrie millimétrique.

Comment toucher le mur au virage et à l’arrivée ?

À chaque virage et à l’arrivée, le nageur doit toucher le mur avec les deux mains séparées et simultanément. Le contact peut se faire au-dessus, au niveau ou au-dessous de la surface de l’eau.

Les mains doivent-elles toucher à la même hauteur ?

Non. Les deux mains peuvent toucher à des hauteurs différentes : une plus haut que l’autre, par exemple. Elles doivent cependant être séparées et entrer en contact simultanément avec le mur ou la plaque de virage. Les poser l’une sur l’autre, toucher d’abord d’une main puis de l’autre, ou manquer le contact d’une des deux mains ne respecte pas la règle.

Une fois le contact réglementaire effectué, le nageur peut exécuter le virage de la manière de son choix. Il peut plier les jambes, pivoter et placer les pieds contre le mur sans devoir les poser simultanément. Il doit toutefois quitter le mur en position sur la poitrine. Il ne peut donc pas repartir sur le dos pour effectuer une partie de la longueur dans cette position.

La touche finale est-elle différente de celle du virage ?

Non : la même exigence des deux mains séparées et simultanées s’applique à l’arrivée. Le nageur ne peut pas conclure en tendant une seule main, même si son corps franchit le plan du mur. Une arrivée avec les deux mains à des hauteurs différentes est permise, à condition que le contact soit simultané.

Pour éviter une faute, il faut viser une touche franche, sans chercher à toucher le mur du bout des doigts avec une main avant l’autre. Les plaques électroniques enregistrent les contacts en compétition, mais l’arbitrage porte sur le respect de la règle, pas sur une façon particulière de placer les paumes.

Quelles fautes de papillon entraînent une disqualification ?

Une faute est susceptible d’entraîner une disqualification lorsqu’elle enfreint l’une des exigences techniques : départ anticipé, nage sous-marine trop longue, mouvements alternés ou touche incorrecte. Voici les erreurs typiques à distinguer.

Situation observée Pourquoi c’est une faute Repère à retenir
Départ avant le signal Faux départ Attendre le signal officiel avant de s’élancer.
Tête encore immergée au-delà de 15 m Limite de nage sous-marine dépassée Faire émerger la tête au plus tard à 15 m du mur.
Un bras avance pendant que l’autre tire Mouvement des bras non simultané Récupérer et propulser les deux bras ensemble.
Battements alternés ou mouvement de brasse Mouvement de jambes interdit Faire agir les deux jambes simultanément.
Contact d’une seule main, ou contacts successifs Touche non simultanée à deux mains Toucher le mur avec les deux mains séparées, ensemble.
Départ du mur sur le dos Position incorrecte à la reprise de nage Quitter le mur sur la poitrine.

Une petite asymétrie suffit-elle à être disqualifié ?

Tout dépend de ce qui est observé. Des pieds légèrement décalés en hauteur ne constituent pas, à eux seuls, une faute : le règlement tolère cette différence si les mouvements restent simultanés. En revanche, un battement clairement alterné, une touche successive des mains ou un bras qui travaille seul enfreint directement les règles. C’est l’observation de l’officiel qui permet de trancher.

Quelles différences entre bassin de 25 m et bassin de 50 m ?

Les règles du papillon ne changent pas selon la longueur du bassin. En bassin de 25 mètres, une course comporte simplement davantage de virages qu’en bassin de 50 mètres ; chaque virage ajoute une touche à deux mains et une nouvelle phase sous-marine limitée à 15 mètres.

Combien de virages comporte chaque distance ?

Le tableau indique les virages intermédiaires, sans compter le contact final d’arrivée. Il concerne les distances courantes de papillon en bassin.

Distance Bassin de 25 m Bassin de 50 m
50 m 1 virage Aucun virage
100 m 3 virages 1 virage
200 m 7 virages 3 virages

En 25 mètres, le 50 m comporte donc un virage à mi-course ; en 50 mètres, le nageur va du départ à l’arrivée sans toucher de mur intermédiaire. Pour le 100 m, le bassin de 25 mètres impose trois virages, contre un seul en bassin de 50 mètres. Le calcul suit la distance parcourue avant l’arrivée : chaque mur intermédiaire doit être touché selon la règle du papillon.

Qu’est-ce que cela change pour le nageur ?

En petit bassin, le nageur doit répéter plus souvent la séquence « touche à deux mains, rotation, poussée, coulée, émergence avant 15 m ». Il ne bénéficie pas d’une règle plus souple : les gestes exigés sont identiques à chaque mur. En bassin de 50 mètres, les longueurs sont plus longues et il y a moins de poussées ; la limite sous-marine reste toutefois la même après le départ et après chaque virage.

Pour suivre une course, comptez les contacts intermédiaires plutôt que les longueurs annoncées : chaque mur touché avant l’arrivée est un virage à réaliser. Le changement de bassin modifie donc le nombre d’occasions de faute au mur, pas le règlement technique du papillon.

Questions fréquentes

Peut-on faire plusieurs ondulations sous l’eau après le départ en papillon ?

Oui. Après le départ, le nageur peut effectuer un ou plusieurs battements simultanés des jambes. En revanche, il ne peut réaliser qu’un seul mouvement de bras sous l’eau avant de remonter. Sa tête doit avoir percé la surface au plus tard à 15 mètres du mur.

Faut-il faire exactement deux battements par cycle de bras en papillon ?

Non. Le règlement du papillon n’impose pas un nombre précis de battements par cycle de bras. Il exige que les mouvements ascendants et descendants des jambes soient simultanés et interdit les battements alternés ainsi que le mouvement de jambes de brasse. Les deux pieds peuvent toutefois se trouver à des hauteurs légèrement différentes.

Peut-on toucher le mur avec les mains à des hauteurs différentes au papillon ?

Oui. Au virage comme à l’arrivée, les mains peuvent toucher le mur à des hauteurs différentes, y compris l’une au-dessus de l’eau et l’autre au-dessous. Elles doivent toutefois être séparées et toucher simultanément. Une touche d’abord avec une main, puis avec l’autre, est irrégulière.

Quelle est la limite de nage sous-marine après un virage de papillon ?

Après chaque virage, le nageur peut rester entièrement immergé sur une distance maximale de 15 mètres à partir du mur. Sa tête doit émerger avant ou au niveau de cette limite. Il n’est pas obligé de parcourir les 15 mètres sous l’eau et peut remonter plus tôt.

Les règles du papillon changent-elles en bassin de 25 mètres ?

Non. Les exigences de nage sous-marine, de simultanéité et de touche sont les mêmes en bassin de 25 et de 50 mètres. Le bassin court comporte davantage de virages : un sur 50 m, trois sur 100 m et sept sur 200 m, contre zéro, un et trois en bassin de 50 m.

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