À retenir
- Le format senior WT courant prévoit trois rounds de deux minutes, avec une minute de repos entre les rounds.
- En WT, les coups de poing marquent uniquement au plastron ; seuls les coups de pied peuvent marquer à la tête.
- Le barème de référence va de 1 point pour un coup de poing au plastron à 5 points pour un coup de pied avec rotation à la tête.
- Un gam-jeom ajoute un point au score de l’adversaire et sanctionne notamment certaines attaques interdites ou conduites antisportives.
- Les règles ITF diffèrent du WT, notamment sur les coups de poing à la tête, le contrôle du contact et les modalités de score.
- La durée, les protections et les critères de départage peuvent être adaptés selon l’âge et le règlement de l’épreuve.
Quel règlement s’applique à un combat de taekwondo ?
Les règles décrites ici correspondent au combat sportif World Taekwondo (WT), le format pratiqué aux Jeux olympiques et dans les compétitions affiliées à cette fédération. Elles ne s’appliquent pas automatiquement aux compétitions ITF, aux séances de club ni aux épreuves aménagées pour les jeunes. L’édition du règlement et le règlement particulier de l’épreuve font foi : certains formats et détails peuvent évoluer.
Le combat WT est une opposition debout, arbitrée, dans laquelle les combattants marquent en touchant les zones valides avec les techniques autorisées. La puissance seule ne suffit pas : un contact peut être refusé s’il n’atteint pas une zone comptabilisée, s’il est exécuté avec une partie du corps interdite ou s’il intervient après l’arrêt de l’arbitre.
Les règles sont-elles les mêmes à tous les âges ?
Non. La durée, les protections et parfois les modalités de contact peuvent être adaptées selon l’âge, le niveau et l’organisateur. Les repères chiffrés ci-dessous concernent principalement le format senior WT. Pour une compétition précise, le club ou l’organisation doit communiquer la version applicable avant le passage sur le tapis.
Comment se déroule un combat WT ?
Un combat se tient sur une aire de compétition généralement carrée de 8 × 8 mètres. Une zone de sécurité entoure l’aire ; pour une configuration carrée standard, l’espace total prévu atteint au moins 12 × 12 mètres. Certaines compétitions utilisent une aire octogonale : la forme change, mais l’espace de sécurité reste essentiel.
Les combattants portent les couleurs attribuées par l’organisation, souvent rouge et bleu. L’arbitre central vérifie qu’ils sont prêts, les fait saluer, puis donne les commandements de début. Les termes coréens les plus courants sont Joon-bi (« prêts »), Shi-jak (« commencez »), Kal-yeo (« séparez-vous ») et Keu-man (« arrêtez »). Quand l’arbitre dit Kal-yeo, il faut cesser toute attaque immédiatement ; continuer peut entraîner une pénalité.
L’arbitre observe les actions, arrête le combat si nécessaire et sanctionne les fautes. Le score est établi à partir des techniques valides, avec l’aide du système électronique lorsque l’épreuve en est équipée et des juges selon les modalités prévues. Les combattants ne doivent pas décider eux-mêmes qu’une action est terminée : ils reprennent seulement au signal de l’arbitre.
Quelle est la durée d’un combat de taekwondo WT ?
Dans le format senior WT le plus courant, le combat comprend trois rounds de deux minutes, séparés par une minute de repos. La durée effective peut être supérieure, car l’arbitre peut interrompre le chronomètre, notamment pour une blessure ou une vérification.
Comment départage-t-on les rounds ?
De nombreuses compétitions WT utilisent le format « meilleur de trois rounds » : remporter deux rounds suffit pour gagner le combat. Le score est alors évalué round par round plutôt qu’en additionnant simplement tous les points. Les critères de départage d’un round à égalité sont fixés par le règlement applicable ; ils peuvent notamment faire intervenir la valeur des techniques, les touches enregistrées et les pénalités.
D’autres formats ou règlements d’épreuve peuvent employer un calcul différent. Il ne faut donc pas supposer qu’une égalité donne toujours lieu à une reprise supplémentaire, ni que les points s’additionnent systématiquement sur l’ensemble du combat. Les catégories d’âge peuvent aussi avoir des rounds plus courts ou des consignes de sécurité spécifiques.
Quelles zones peut-on frapper en combat WT ?
Les cibles valides sont le plastron pour les attaques au corps et la zone de la tête définie par le règlement et le casque. Les règles distinguent aussi la technique utilisée : les pieds peuvent atteindre le plastron ou la tête, tandis que le poing ne marque que sur la zone autorisée du plastron.
- Au plastron : coups de pied et coups de poing directs réalisés avec une technique autorisée.
- À la tête : coups de pied uniquement, dans la zone réglementaire protégée par le casque ; les coups de poing à la tête ne sont pas permis en WT.
- Sous la ceinture : les attaques sont interdites. Un contact accidentel ou une action dirigée vers les jambes peut être sanctionné selon les circonstances.
Un contact sur une protection ne rapporte pas nécessairement un point. Il doit être porté avec la partie du pied ou du poing autorisée, atteindre la zone de marquage et satisfaire aux critères techniques et de puissance de la compétition. Le dos de la tête, les articulations et les zones non définies comme cibles ne deviennent pas des cibles valides parce qu’elles sont proches du casque ou du plastron.
Pour visualiser un coup de pied circulaire au plastron, souvent appelé dollyo-chagi, le combattant part en garde, lève le genou vers la cible, pivote sur le pied d’appui, engage la hanche, puis déplie la jambe vers le plastron avant de la ramener rapidement. En compétition, l’action doit rester contrôlée et respecter les zones autorisées ; une tête atteinte avec le poing, elle, reste une faute, même si le geste est rapide ou léger.
Combien de points rapporte chaque technique ?
Le barème WT courant distingue la technique de base des coups de pied avec rotation. Le tableau indique les valeurs de référence : une action doit être reconnue valide pour être comptabilisée.
| Action valide | Points WT |
|---|---|
| Coup de poing autorisé au plastron | 1 |
| Coup de pied au plastron | 2 |
| Coup de pied à la tête | 3 |
| Coup de pied avec rotation au plastron | 4 |
| Coup de pied avec rotation à la tête | 5 |
| Gam-jeom reçu par l’adversaire | 1 pour le combattant bénéficiaire |
Un coup de pied retourné ou tournant ne reçoit pas automatiquement le bonus : il doit être reconnu comme une technique avec rotation conformément aux critères de l’épreuve. Le système de protection électronique détecte les touches selon des seuils réglés pour la compétition ; les juges peuvent intervenir pour les éléments qui ne sont pas enregistrés automatiquement, selon le dispositif en place.
Une feinte, un coup qui manque sa cible ou une frappe exécutée après Kal-yeo ne rapporte pas de point. En revanche, un combattant peut gagner un point parce que son adversaire commet une faute sanctionnée par un gam-jeom. Le score affiché est donc le résultat des techniques réussies et des pénalités, pas seulement le nombre de coups portés.
Quelles protections faut-il porter en compétition WT ?
Le matériel vise à réduire le risque de blessure et à permettre le comptage des touches. En compétition, les protections imposées doivent respecter les exigences de l’organisateur et, le cas échéant, être homologuées pour le système utilisé.
L’équipement de combat comprend généralement :
- un casque et un plastron, souvent munis de capteurs électroniques lors des épreuves équipées ;
- une coquille ou protection génitale, des protège-avant-bras et des protège-tibias ;
- des gants et un protège-dents ;
- des chaussettes électroniques lorsque le système de score l’exige.
La liste précise peut varier selon l’âge et l’épreuve. Avant le combat, les officiels vérifient le port des protections et l’absence d’objets dangereux. Une protection mal ajustée peut gêner les mouvements ou perturber la détection des touches ; elle doit donc être correctement positionnée, sans modifier le fonctionnement du matériel de score.
Quelles fautes entraînent un gam-jeom ?
Un gam-jeom est une pénalité qui ajoute un point au score de l’adversaire. L’arbitre l’annonce et indique le combattant sanctionné. La sanction sert à pénaliser une action interdite, une conduite antisportive ou certaines situations qui empêchent le combat de se dérouler normalement.
Les fautes fréquemment sanctionnées comprennent notamment :
- sortir de l’aire de compétition ou tomber, selon les circonstances ;
- saisir, retenir, pousser de façon interdite ou éviter durablement l’échange ;
- attaquer sous la ceinture, avec le genou ou avec une partie du corps non autorisée ;
- frapper à la tête avec le poing, attaquer un adversaire déjà au sol ou continuer après l’ordre Kal-yeo ;
- simuler une blessure, retarder le combat ou adopter un comportement antisportif.
Une chute provoquée par une faute de l’adversaire n’est pas nécessairement sanctionnée de la même manière qu’une chute imputable au combattant lui-même : l’arbitre examine la situation. De même, le simple fait de reculer ou de défendre n’est pas automatiquement une faute ; c’est l’évitement délibéré et persistant, ou une action explicitement interdite, qui peut être pénalisé.
L’erreur pratique la plus fréquente consiste à poursuivre une combinaison après l’arrêt. Pour respecter la règle, le combattant doit interrompre son geste dès Kal-yeo, se replacer et attendre le signal de reprise. Des pénalités répétées ou une faute grave peuvent conduire à une défaite par sanction ou à une disqualification, selon le règlement en vigueur. Le seuil et la procédure ne doivent pas être extrapolés d’une compétition à une autre.
Quelles différences entre les règles WT et ITF ?
Le WT privilégie un combat équipé où le barème valorise fortement les coups de pied, avec un dispositif électronique fréquent et des zones de frappe strictement encadrées. En ITF, le combat est généralement présenté comme du semi-contact contrôlé : le contrôle de la puissance et la reconnaissance par les juges des techniques propres et efficaces jouent un rôle important.
Dans les règlements ITF classiques, les coups de poing à la tête peuvent être autorisés sous contrôle, contrairement au WT. Les barèmes souvent utilisés distinguent la main, le coup de pied au corps et le coup de pied à la tête, mais les points, la durée des rounds et les procédures dépendent de la fédération organisatrice et de son édition de règlement. Le sigle ITF ne suffit donc pas à identifier toutes les règles d’une épreuve.
Avant de participer, vérifiez trois éléments auprès de l’organisateur : la fédération et l’édition du règlement, le format de durée et de score, puis les protections obligatoires. Un pratiquant ne doit pas transposer automatiquement les habitudes d’un combat WT à une rencontre ITF : une technique autorisée, une cible ou un mode de comptage peuvent différer.
Questions fréquentes
Combien de temps dure un combat de taekwondo WT adulte ?
Le format senior WT le plus courant comprend trois rounds de deux minutes, avec une minute de repos entre les rounds. Le chronomètre peut être arrêté par l’arbitre. Les compétitions pour les jeunes ou certains formats particuliers peuvent prévoir des rounds plus courts ; il faut donc vérifier le règlement de l’épreuve.
Combien de points vaut un coup de pied à la tête en taekwondo ?
En WT, un coup de pied valide à la tête vaut généralement trois points. Une technique de pied avec rotation reconnue comme telle rapporte cinq points. Il faut toucher la zone autorisée avec une technique conforme ; un coup de poing à la tête est interdit en WT et ne peut pas être comptabilisé.
Que signifie gam-jeom en taekwondo ?
Le gam-jeom est une pénalité annoncée par l’arbitre. Elle ajoute un point au score de l’adversaire. Elle peut sanctionner, par exemple, une attaque après l’arrêt, une attaque sous la ceinture, une sortie de l’aire ou une conduite antisportive. La décision dépend de l’action et du règlement applicable.
Les coups de poing à la tête sont-ils autorisés en taekwondo ?
Pas dans le combat sportif WT : les coups de poing sont autorisés uniquement sur la zone prévue du plastron, tandis que les coups de pied peuvent atteindre la tête. Certaines règles ITF permettent des coups de poing à la tête avec un contrôle strict. Il faut donc identifier la fédération et le règlement du combat.
Quelle est la différence entre les règles de combat WT et ITF ?
Le WT utilise notamment un barème qui valorise les coups de pied, des protections avec capteurs dans de nombreuses épreuves et l’interdiction du poing à la tête. Les compétitions ITF mettent généralement l’accent sur le semi-contact contrôlé et peuvent autoriser les poings à la tête. Les formats et le détail du score varient selon l’organisateur.
Cette page fait partie de notre dossier complet sur Taekwondo. Informations indicatives : règlements et tarifs évoluent, vérifiez auprès de la fédération ou de votre club. Une erreur ? Signalez-la.
